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1460 jours, le temps d’une législature, pour reconstruire toute la chaine sécuritaire à Genève
« Une chaine n’est jamais plus solide que son maillon le plus faible » : mes premiers cent jours à la tête du DSPE m’ont permis d’évaluer l’ensemble de la chaine de la sécurité, d’identifier les moyens dont je dispose et de poser les premiers jalons d’une stratégie sécuritaire durable.
Car s’il est vrai que je vise à trouver des solutions rapides aux problèmes urgents, je suis également consciente que la sécurité se construit chaque jour, sur le long terme, et qu’elle implique un grand nombre d’acteurs, actifs tant dans les domaines de la prévention que de la répression. Mon approche n’est donc ni angélique ni attentiste: elle m’ impose de travailler à une cadence soutenue et sur la durée à renforcer tous les maillons de la chaine, à commencer par la police et le pénitentiaire.
Je ne reviendrai pas sur les mesures concrètes prises depuis mon entrée en fonction : la signature d’un accord entre le gouvernement et la police, la mise en œuvre de la nouvelle loi sur les agents de police municipale, la création de postes d’assistants de sécurité ou encore la protection des enfants vivant dans la mendicité. Aujourd’hui c’est à la fois aux prochains mois et aux prochaines années que nous pensons.
Un printemps où nous verrons la mise en œuvre de l’opération Figaro, dispositif de moyens de police coordonné dans les quartiers des Pâquis, Cornavin, Rive et Eaux Vives ainsi que l’apparition de mesures concrètes concernant la mendicité. Un été où nous espérons pouvoir commencer la construction des 100 cellules modules supplémentaires, le projet de loi étant déposé le 2 juin. Ceci pour soutenir le plan quadriennal de lutte contre la surpopulation carcérale visant la construction de plusieurs centaines de place de détention.
Un automne où nous projetons de régler avec les syndicats de la police les dernières questions en suspens. Un hiver où nous sommes très confiants qu’un premier projet de loi sur la réforme organisationnelle de la police sera déposé, ceci grâce l’appui d’un groupe de réflexion stratégique constitué de spécialistes externes. Un hiver où nous espérons également voir les premiers détenus en attente de jugement intégrer ces nouvelles cellules et ceux en exécution de peine rejoindre d’autres prisons dans le cadre du concordat intercantonal.
Mais, nous l’avons dit, il s’agit de mesures d’urgence, visant à empoigner une situation devenue intenable. Aux nostalgiques du temps où l’on oubliait de fermer sa porte à clé, j’aimerai dire que l’époque n’est plus la même: dans 20 ans elle aura encore changé, avec une cité approchant le million d’habitants, partie d’une réelle agglomération, une mobilité grandement accrue et des centres urbains attirant de plus en plus de monde. Dans 1460 jours, c’est une police réformée et motivée, prête à répondre aux défis de demain que j’ambitionne d’offrir aux Genevois ; ce sont aussi des quartiers reconquis et une gestion pénitentiaire assainie.
Ce à quoi je crois ? Je crois à un changement d’état d’esprit général. Je crois à un retour à la notion de proximité, avec un agent dans la rue. Je crois à un soutien logistique et administratif à la police existante. Je crois à un travail d’équipe. Je crois à l’implication de toute la population dans la chaine sécuritaire, par des actions de prévention efficaces. Car c’est ensemble que renforcerons chaque maillon de la chaine : vous aussi en êtes un maillon, un maillon fort. Merci !


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