Aujourd’hui

« Mon poste demande un contact direct avec les genevois. Je dois pouvoir échanger avec eux afin de comprendre leurs préoccupations et réfléchir aux mécanismes, aux solutions et à leur gestion afin de pouvoir y répondre de façon concrète. C’est pour cela que ma présence constante sur le terrain est indispensable et que j’y consacre le plus de temps et d’énergie possible.

Je gère des problématiques qui nécessitent des solutions pragmatiques et des réponses tangibles, car elles influent sur le quotidien de ceux qui y sont confrontés. Pour cela, pour tous les genevois, je me bats, avec toute ma force de persuasion et la conviction de toutes les valeurs qui me façonnent, car j’ai la chance et le privilège d’avoir la confiance de mon électorat. »

Vision du Conseil d’Etat: «nous considérons l’insertion par le travail et la remise en activité comme la pierre angulaire de nos politiques sociales. Pour ce faire, nous souhaitons valoriser l’effort et le travail, tout en offrant d’avantage à celles et ceux qui sont en réelle difficulté » (Discours de Saint Pierre). Cette vision se décline autour d’un axe « emploi-social-solidarité », regroupé sous une même égide, qui est celle du DSE.

Emploi & marché du travail:

Situation générale: avec un taux de chômage de près de 5%, le marché du travail à Genève se trouve dans une situation moins favorable que celle des autres cantons. Pas en termes de création d’emploi mais à cause d’un chômage plus élevé qu’ailleurs, notamment en terme de chômage de longue durée.

Objectif: réduire non seulement le taux de chômage mais aussi la durée moyenne du chômage. Pour ce faire, nous nous engageons à fournir une aide à la réinsertion professionnelle à toute personne domiciliée à Genève qui veut et qui peut travailler. La finalité est un retour rapide et durable à l’emploi

Réformes et réorganisation: d’importantes réformes législatives et une profonde réorganisation de l’office cantonal de l’emploi (OCE) ont permis de combler en partie le retard de notre canton par rapport au reste de la Suisse. Ainsi, nous avons atteint en été 2012 à Genève le taux de chômage le plus bas de ces dix dernières années. Parmi ces réformes et réorganisations, mentionnons i) la restructuration de l’Office cantonal de l’Emploi et ii) l’entrée en vigueur, le 1er février 2012, de la nouvelle loi sur l’insertion, la LIASI

Surveillance du marché du travail

L’attractivité et la compétitivité de la place économique suisse ne dépendent pas seulement des conditions fiscales, d’un réseau d’infrastructures efficient, d’une politique d’innovation audacieuse ou encore de la performance de notre système scolaire. Le partenariat social, à la base de la paix du travail dans notre pays, est un facteur du maintien de la paix sociale et contribue ainsi à l’attractivité de notre place économique.

Nous devons préserver et développer nos atouts et notre position de force. Le partenariat social doit être renforcé : il permet d’équilibrer de manière pragmatique les intérêts des travailleurs et des employeurs et de mettre en œuvre des conditions de travail adaptées aux besoins de chaque branche et de chaque entreprise.

A la tête du département de la solidarité et de l’emploi du canton de Genève, j’entends  favoriser la conclusion de conventions collectives de travail (CCT) afin de prévenir tout différend relatif aux conditions de travail et de salaires. Ce principe présente deux avantages indéniables :

D’une part, celui de laisser au partenariat social la compétence de négocier avec pragmatisme et rigueur les salaires minima par catégories professionnelles dans chaque secteur économique où il le juge nécessaire et de requérir ensuite l’extension de ces salaires afin de les rendre de force obligatoire, conformément à la loi fédérale permettant d’étendre le champ d’application de la CCT.

D’autre part, celui de régler, par ce biais, non pas la seule question d’un plancher salarial mais également de nombreuses autres conditions de travail associées : treizième salaire et autres indemnités, durée du travail et du repos, vacances, jours fériés, perte de gain en cas de maladie, prestations complémentaires aux assurances sociales obligatoires, etc.

Actuellement, plus de 50% des travailleurs actifs à Genève sont couverts par une CCT étendue. Ce taux est particulièrement élevé si l’on considère que les CCT conclues concernent les secteurs économiques les plus sensibles en matière de détérioration potentielle des conditions de travail et de salaire.

Lorsque les associations professionnelles ne parviennent pas à s’organiser pour réguler les conditions de travail, le tripartisme prend le relais dans le cadre du Conseil de surveillance du marché de l’emploi (CSME) que je préside. En cas de sous-enchère salariale abusive et répétée dans un secteur non conventionné, le CSME propose à la Chambre des relations collectives de travail d’édicter un contrat type de travail (CTT) avec salaires minima impératifs. Le CSME a d’ores et déjà fait édicter trois CTT dans les secteurs de l’économie domestique, de l’esthétique et du commerce de détail. Genève est à cet égard un canton pionnier puisqu’il est le premier en Suisse à avoir adopté cette mesure d’accompagnement.

Le contrôle du marché du travail en Suisse repose largement sur le partenariat social. C’est aux commissions paritaires qu’incombe le contrôle du respect des conventions collectives de travail (CCT) déclarées de force obligatoire. Dans les branches non couvertes par une CCT étendue, ce sont les commissions tripartites cantonales qui procèdent aux contrôles. A Genève, cette compétence est déléguée à l’Office cantonal de l’inspection et des relations du travail (OCIRT). L’office est également en charge de la constatation des conditions de travail en usage et du contrôle du respect des usages dans le cadre de la passation des marchés publics. Dans ce domaine, la loi sur l’inspection et les relations du travail (LIRT) institue l’OCIRT comme organe de contrôle, même dans les secteurs régis par une CCT étendue.

Le dispositif mis en place par le canton de Genève repose sur une collaboration étroite entre autorités cantonales et partenaires sociaux. Il permet une surveillance stricte du marché du travail. Le nombre de cas de sous-enchère reste ainsi stable et contrôlé et la pression sur les salaires faible. Les contrôles menés par l’OCIRT sont concentrés sur les employeurs suisses, au vu du faible volume représenté par les travailleurs détachés. En 2012 par exemple, le canton de Genève a effectué, à lui seul, 15% de tous les contrôles d’entreprises suisses effectués par l’ensemble des cantons.

Action sociale :

1,6 milliards: c’est le coût de la solidarité à Genève, soit près d’un cinquième du budget du canton. Il concerne l’ensemble des bénéficiaires de nos prestations complémentaires – cantonales et fédérales –, aux assurances AVS/AI, de la politique du handicap et des personnes âgées, des familles pauvres n’arrivant pas à boucler leur fin de mois. L’enjeu est aujourd’hui de rester généreux envers toutes ces personnes, sans toutefois hypothéquer l’avenir financier de la République. Cela passe par une gestion très rigoureuse de cette manne publique et à la promotion d’une politique de croissance, seule capable de financer notre filet social.

L’action sociale à Genève repose sur trois politiques publiques avec 9 programmes et 21 prestations associées :

Pour la législature 2009-2013, l’accent a été mis sur :

Une orientation permettant une politique sociale incitative et plus équitable.