04 nov

Tout savoir sur le label « 1+ pour tous »

Label 1+ pour tous

« 1 + pour tous » est un réel succès de partenariat entre les entreprises et l’Etat. Pour en savoir plus sur ce label qui regroupe aujourd’hui plus de 60 entreprises, cliquez ICI.

14 oct

Interview: « Le Monde économique »

Interview

La semaine dernière, j’ai été interviewée par « Le Monde économique » sur les thématiques qui me sont chères: emploi, formation et la place de la femme dans le monde du travail. Retrouvez cette interview en cliquant ICI.

04 oct

Label «1+ pour tous» 65 entreprises labellisées

Label 1+ pour tous

FAO - vendredi 4 octobre 2013

Mme Isabel Rochat, conseillère d’Etat chargée du département de la solidarité et de l’emploi, accompagnée de M. Eric Biesel, membre de la direction de la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève (CCIG) et représentant du comité d’attribution du label «1+ pour tous», a réuni le 26 septembre dernier l’ensemble des institutions labellisées. La conseillère d’Etat tenait à les remercier pour leur contribution à la lutte contre le chômage de longue durée et à leur presenter l’évolution du label.

Plusieurs dizaines de représentants ont répondu présents et sont venus témoigner leur soutien à ce concept. Mme Rochat a également remis le label à quatre nouvelles entreprises: Suva Genève, Pro Entreprise sociale privée, Sedin SA et SCRASA SA. Le nombre d’entreprises labellisées s’élève ainsi à 65, totalisant 105 chômeurs de longue durée ayant pu réintégrer le marché du travail.

A ces 65 entités, Mme Rochat a exprimé toute sa reconnaissance: «65 entreprises qui ont fait le choix du civisme, de la responsabilité et de la solidarité; 65 entreprises qui, en plus de créer des emplois pour notre canton, en plus de payer des impôts – ces impôts nécessaires au financement de notre filet social – se sont engagées activement en faveur de la réinsertion des chômeurs de longue durée, à savoir les personnes restées une année ou plus sans emploi.»

INTÉGRER LA FORMATION DANS LES CONDITIONS D’OCTROI DU LABEL

Le label a été créé pour distinguer les entreprises de tous secteurs, de toute taille et de toute forme juridique – y compris les fondations et les associations – qui embauchent, à compétence égale, des chômeurs de longue durée ou en fin de droit. En intégrant la formation dans les conditions d’octroi du label, M. Biesel a souligné que «l’on permet ainsi une adéquation entre les besoins des entreprises et les demandeurs d’emploi». En effet, si une entreprise souhaite se porter candidate pour l’obtention du label, elle devra avoir fait signer à un chômeur de longue durée, au moment du dépôt de la demande, un contrat de travail d’une durée indéterminée depuis au moins six mois. Ou alors avoir proposé au préalable une période de formation qualifiante d’au minimum trois mois, suivie de la signature depuis au moins trois mois d’un contrat de durée indéterminée.

C’est ce qu’a fait l’entreprise SCRASA SA. En engageant les 104e et 105e chômeurs de longue durée, elle est devenue la 65e entreprise labellisée. Préalablement, elle a offert six mois de formation professionnelle qualifiante en collaboration avec l’office cantonal de l’emploi

(OCE). Selon M. Bruno Momplot, directeur chez SCRASA SA, «c’est l’assurance de recruter des personnes d’expérience capables de transmettre leur savoir aux jeunes et d’assurer la continuité des règles de l’art».

LE LABEL, UN LEVIER PARMI D’AUTRES

Le label «1+ pour tous» est un des outils utilisés pour combattre le chômage de longue durée. L’encadrement dès l’inscription au chômage favorise le retour rapide et durable en emploi. Cette prise en charge s’effectue par les conseillères et conseillers en personnel de l’OCE, qui délivrent non seulement des conseils, mais peuvent octroyer des formations après un diagnostic de la situation professionnelle de chaque demandeur d’emploi. «Nous mettons tout en oeuvre pour maintenir l’employabilité des chômeurs. Certains, pour des raisons purement conjoncturelles, ne peuvent réintégrer le marché du travail aussi facilement. Les cours attribués par l’office cantonal de l’emploi pendant la période de chômage permettent à ces candidat-e-s de rester motives et concurrentiels», a souligné Mme Rochat. Département de la solidarité et de l’emploi.

LE LABEL «1+ POUR TOUS»

Vous souhaitez rejoindre le cercle des entreprises labellisées en luttant contre le chômage de longue durée? Vous trouverez toutes les informations utiles sur le site www.ge.ch/unpluspourtous.

Vous souhaitez être informé sur les nouveautés du label et montrer votre intérêt pour la lutte en faveur de l’emploi? Rejoignez la page Facebook d’«1+ pour tous» https://www.facebook.com/unpluspourtous.

COMMENT OBTENIR LE LABEL?

Le label s’adresse à toute entreprise (indépendant, fondation, association) basée à Genève, active depuis au moins trois ans, ayant engagé au cours des vingt-quatre derniers mois, pour une durée indéterminée, un ou plusieurs chômeurs de longue durée. La démarche est très simple et gratuite: il suffit de remplir le dossier de candidature téléchargeable sur le site www.unpluspourtous.ch et le renvoyer à l’adresse indiquée sur le formulaire par courrier postal ou électronique. Le département de la solidarité et de l’emploi se charge de toute la partie administrative. Dès la décision favorable du comité d’attribution, l’entreprise reçoit les éléments de communication et bénéficie d’une visibilité sur le site Internet et la page Facebook dédiés. 

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01 oct

Interview : L’exceptionnelle générosité sociale du canton de Genève est associée à sa vigueur économique.

Isabel Rochat

AGEFI – mardi 1er octobre 2013

Dans la dernière ligne droite avant les élections au Grand Conseil et au Conseil d’Etat, Isabel Rochat, Conseillère d’état au département de la solidarité et de l’emploi, exposait ses vues dans le cadre du Career Women’s Forum (CWF) hier à Genève, après une courte introduction d’Hélène Gache, présidente de l’association. Son constat? «Nous vivons un tournant politique, économique et social». Pour cette ancienne du négoce international des matières premières – elle a travaillé dix ans respectivement chez André et chez Finagrain -, l’assiette fiscale de la République de Genève est primordiale.

Avec le déclin programmé d’une place financière solide il y a encore peu, Genève doit pouvoir continuer à s’appuyer sur ses entreprises. Petites, moyennes et multinationales. Les chiffres sont clairs. Chaque emploi du secteur des multinationales génère 1,6 emploi supplémentaire. Un emploi sur 9 à Genève provient du secteur financier. Genève est l’un des seuls cantons de Suisse à proposer des mesures d’assistance robustes à ses chômeurs. Les 53 EMS du canton fonctionnent à satisfaction et assurent une existence digne à une population vieillissante au sein de laquelle, dans moins de trente ans, une personne sur 5 aura plus de 65 ans. Le département de la solidarité et de l’emploi est très exposé car la pauvreté existe aussi et le soutien aux familles précarisées, qui peuvent difficilement assurer pleinement loyers, assurances-maladie et autres obligations, est un énorme enjeum pour un canton qui se veut généreux envers ses citoyens. L’exceptionnelle libéralité du canton de Genève – le budget de la solidarité et de l’emploi se monte à 1,7 milliards de francs – est associée à sa vigueur économique. Dans ce contexte, l’attractivité du canton doit être préservée et sa proposition de fiscaliser l’ensemble des entreprises à 13% pour éviter l’exode des multinationales (et la destruction d’un certain nombre de sociétés périphériques de taille petite et moyenne) est d’une importance cruciale. Isabel Rochat a bien en tête le calendrier de cette mutation fiscale. La proposition de Genève sera reprise par les chambres fédérales et soumise à une consultation dont le résultat devrait être connu d’ici fin 2015-début 2016. La mise en oeuvre durerait entre deux et trois ans, ce qui permet d’envisager l’aboutissement du projet en 2019. Les difficultés du secteur bancaire n’ont pas encore donné lieu à une vague de licenciements. Il est toutefois plausible que l’on assiste à une consolidation de ses acteurs, en particulier dans les fonctions de back-office. Ce qui risque de provoquer l’arrivée sur le marché du travail d’un contingent de personnel qualifié, ayant souvent dépassé la barre fatidique des cinquante ans. Privilégiant «la réinsertion à la rente», Isabel Rochat estime que l’Etat doit jouer un rôle incitateur auprès des entreprises pour les encourager à dépasser leurs préjugés et à réemployer ces talents expérimentés, une fonction que remplit l’Office cantonal de l’Emploi du département, dont la mission est notamment d’établir un partenariat fiable avec les entreprises.

L’ATTRACTIVITÉ DU CANTON DOIT ÊTRE PRÉSERVÉE ET SA PROPOSITION DE TAUX UNIQUE ÉVITERA L’EXODE DES MULTINATIONALES.

S’adressant à une assemblée naturellement composée de femmes, elle ajoutait que c’est aussi aux femmes de relever le défi posé par une époque caractérisée par un changement de paradigme, en s’appuyant sur la solidarité offerte par les réseaux professionnels et personnels mais aussi en exigeant une infrastructure de meilleure qualité, capable de leur permettre de concilier travail et vie de famille. Un point sur lequel la Suisse a encore des progrès à faire et où la carence de femmes dans les instances politiques se fait sentir. Interrogée sur la politique des quotas prônée par la Commissaire européenne Vivian Reading, Isabel Rochat déclarait ne pas la soutenir, considérant, une fois encore, que le rôle de l’Etat est de stimuler le changement mais non de l’imposer par une régulation trop restrictive portant atteinte à la liberté de choix des entreprises. Elle a toutefois confirmé que l’Etat de Genève menait une politique d’égalité absolue pour les 15.000 collaborateurs du Petit Etat et, qu’à équivalence de compétences, le choix se portait plutôt sur le recrutement de femmes dans le but de les promouvoir aux postes d’encadrement.

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