Demain

Pour construire l’avenir, je suis aujourd’hui à l’écoute de mes concitoyens. En matière d’emploi et d’action sociale, les enjeux sont énormes et c’est sur le terrain, afin de comprendre les problèmes que les gens rencontrent au quotidien, que je trouverai une partie des solutions permettant de transformer leurs inquiétudes en projets concrets.

Notre société évolue sans cesse et rend le marché du travail de plus en plus complexe. Diplômé ou sans formation, jeune à la recherche d’un premier emploi ou moins jeune qui peine à en retrouver un, les situations sont multiples, mais chaque cas est un cas particulier. Je n’aurais de repos tant que chacun n’aura pas trouvé sa place dans le monde du travail.

«La porte du chômage n’est pas une entrée dans la vie active pour les jeunes»

Que ce soit dans le domaine social ou celui de l’emploi, un grand nombre de réformes ont récemment été entreprises et il est juste de dire que nous entrons dans une phase de consolidation. Et pourtant, quelques thèmes me tiennent particulièrement à cœur en matière d’emploi :

La lutte contre le chômage des jeunes: aujourd’hui un millier de jeunes sont inscrits au chômage. Il est exclu de sacrifier toute une génération, ce qui de plus menacerait le développement de notre canton. Qu’ils sortent de l’université, de l’apprentissage ou qu’ils soient sans formation, nos jeunes sont ma priorité : je veux travailler sur l’amélioration de leur qualification et la qualité de leur bagage professionnel en favorisant les partenariats avec les PME, encourager la démarche entrepreneuriale et le mentorat. Pour les jeunes, le chômage ne peut pas être une perspective. Il faut tout mettre en œuvre pour que l’entrée dans la vie active ne passe pas par le chômage.

  • Pour les jeunes diplômés, l’absence d’expérience professionnelle est la principale source des difficultés. Il leur suffit souvent d’un coup de pouce pour trouver le premier emploi. C’est pourquoi j’encourage le développement de mesures, de partenariats privés/publics permettant d’acquérir une première expérience professionnelle à faire valoir sur le marché du travail.
  • Pour les jeunes non diplômés, il est indispensable de leur fournir une formation qualifiante afin de lutter contre les risques de précarisation à long terme. Avec le département de l’instruction publique, j’ai décidé de développer un accompagnement spécifique pour ces jeunes.

En ce qui concerne l’action sociale, je veux que les jeunes adultes en difficulté puissent réintégrer le monde du travail: aujourd’hui près de 8’000 bénéficiaires de l’aide sociale ont moins de 25 ans, soit 38% de la totalité. 80 % de ces jeunes sont sans formation aboutie ou en rupture de formation. Nombreux d’entre eux souffrent également d’endettement ou difficulté de gestion budgétaire, d’hébergement précaire, de problèmes de santé, d’addiction ou de difficultés relationnelles.Je veux travailler en collaboration étroite avec le Département de l’instruction publique : évaluer toutes les actions existantes, proposer des mesures de renforcement pour chaque maillon de notre dispositif, de la formation de l’enfant jusqu’à la prise en charge du jeune adulte en rupture.

  • l’aide à la réinsertion professionnelle pour les 50 ans et plus: les plus de 50 ans sont moins touchés par le chômage mais s’ils se retrouvent sans travail, leur réinsertion est difficile. Le coût du travail décourage les employeurs. C’est pourquoi la meilleure mesure consiste à alléger ce coût. J’ai développé le dispositif des allocations de retour en emploi, en augmentant la durée de la prise en charge par l’Etat d’une partie du salaire en cas d’engagement d’un demandeur d’emploi de 50 ans et plus.
  • En ce qui concerne l’action sociale, pour les personnes agées: l’espérance de vie ne cesse de s’élever et c’est une chance. D’ici 2040, à Genève, 1 personne sur 5 aura plus de 65 ans et plus de 40’000 personnes auront dépassé les 80 ans, avec des conséquences importantes sur le financement de la dépendance. J’aimerais travailler sur deux axes : premièrement, encourager le maintien à domicile des personnes qui le souhaitent, ceci aux meilleures conditions possibles. Deuxièmement, et lorsque cela n’est plus possible, un placement en EMS financièrement supportable, ceci à travers la mise sur pied d’une « assurance EMS ».

«Je veux le bien-être personnel, social et économique pour tous»

  • Je veux optimiser les capacités de chacun et offrir des solutions de vie adaptées à travers une gestion rigoureuse
  • Je veux une politique concrète qui s’inscrit dans la continuité
  • Je veux un emploi pour tous à tout prix, mais pas à n’importe quel prix
  • Je veux la réinsertion à tout prix, mais pas à n’importe quel prix
  • Pour cela je veux me concentrer sur 2 problèmatiques importantes:

le soutien accru pour les chômeurs de longue durée : plus le temps passe, plus les chances de retrouver un emploi s’estompent, avec ce que cela engendre en termes d’isolement, de dissolution du lien social et de perte d’estime de soi. Je souhaite renforcer la prise en charge rapide des demandeurs d’emploi, dès les premiers mois du chômage par l’attribution de mesures de formation ou d’aide au retour à l’emploi et à renforcer le partenariat avec les entreprises privées engagées en faveur de la réinsertion des chômeurs de longue durée en développant le label « un plus pour tous ».

la lutte contre le chômage structurel : l’un des principaux enjeux de notre canton en matière d’emploi est cette inadéquation entre les places vacantes et les personnes à la recherche d’un emploi : elle est le plus souvent liée à des questions de formation qui n’est pas ou plus en phase avec le marché du travail d’aujourd’hui. Pourtant l’expérience professionnelle est là mais elle n’est pas reconnue à son juste titre. Je veux donc lutter contre le chômage structurel en développant nos programmes de validation des acquis professionnels par une collaboration étroite avec les employeurs de notre canton. La santé, la construction, la vente ou le nettoyage bénéficient déjà de ces programmes qui permettent un retour à l’emploi très élevé.